Oxymore contre pléonasme

OxymoreJe suis un mot perdu
dans une phrase trop longue,
Et ma mémoire fichue,
ne suit plus que son ombre…

Un oxymore se moquait de son contraire,
le pléonasme, benoitement, le laissa faire…

L’oxymore lui dit :
« Ton silence est éloquent,
mais… tu te hâtes lentement ».

Le pléonasme répondit :
« Assis sur mon séant,
je suis la chronique du temps ! »

Il poursuivit ainsi :
« Collaborons ensemble,
et trottons à l’amble ».

A cela, l’oxymore réagit:
«Quoi ! Converger parallèlement
et se caresser rageusement ?»

Poursuivant, plein d’énergie :
« Par quelle idée consistante
soulage-t-on une si douce souffrance ? ».

Le pléonasme resta interdit :
« Au moins, confrontons-nous mutuellement,
à défaut de s’aider fraternellement ?»

L’oxymore alors rebondit:
« Conversons silencieusement,
tel Dieu et son ami Satan ».

Le pléonasme – enfin – compris:
« Alors donc, laissons le hasard imprévu
décider pour nous, ô illustre inconnu ».

Et tandis que l’oxymore,
immobile météore,
s’enfonçait dans la nuit tricolore,

le pléonasme,
ironique sarcasme,
rêvait d’un imaginaire fantasme…

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